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Décembre 2011
La motivation peut être touchée dans la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est, avec la maladie d’Alzheimer, une des maladies du cerveau les plus fréquentes. Pour des raisons encore inconnues, on observe une dégénérescence de cellules nerveuses de certaines régions du cerveau (avant tout le noyau de substance grise du mésencéphale, le locus niger) qui sécrète un médiateur chimique, la dopamine. Les signes les plus connus de la maladie sont les tremblements, la lenteur des gestes et la raideur musculaire. Ils sont la conséquence de la diminution de la sécrétion de la dopamine. Cependant, la maladie toucherait également d’autres parties du cerveau (aires du striatum ventral) dont l’activité est clairement impliquée dans la motivation. A ce jour peu d’études ont porté sur la motivation des patients atteints de la maladie de Parkinson.

Des chercheurs du Pays de Galle ont récemment investigué ce domaine. Ils ont comparé les capacités de discrimination visuelle de 16 patients parkinsoniens et de 18 individus non malades, d’âge et de niveau socioculturel équivalents. Les tests de discrimination visuelle demandent aux personnes d’être attentives et de chercher des repères précis pour identifier des images. Afin de préparer ces tests, les chercheurs ont demandé aux 34 participants d’indiquer les snacks qu’ils préféraient dans une liste qu’ils leur fournissaient afin de les utiliser dans l’expérience pour induire une motivation appétitive.

Les scientifiques ont ensuite sélectionné une tâche de discrimination visuelle selon deux critères : la faible charge cognitive qu’elle suscitait et la capacité attentionnelle soutenue et continue qu’elle nécessitait pour la réaliser. Les images de snack ont été introduites ou non, dans la tâche de discrimination visuelle (l’image du snack préféré a été ajouté en fond de la tâche) et les chercheurs ont évalué le temps de réponse (entre les stimuli appétitifs (image du snack) et les stimuli neutres). Le temps de réponse révèle la motivation pour l’un ou l’autre de ces stimuli.

Les résultats de ces tests ont montré que les stimuli appétitifs induisaient un plus grand nombre de réponse des sujets contrôles mais n’avaient pas d’effet sur les patients atteints de la maladie de Parkinson, qui de façon surprenante, répondaient même moins.

Les scientifiques ont donc conclu que les patients atteints de maladie de Parkinson présentaient une perte de la motivation et ce, qu’ils aient faim ou non.

Cette recherche s’inscrit dans un ensemble croissant d’études mettant en évidence des déficits motivationnels chez les patients atteints parkinsoniens qui permettront de mieux comprendre la maladie de Parkinson.

 

Source : Shore DM, Rafal R, Parkinson JA, Appetitive Motivational Deficits in Individuals with Parkinson’s Disease, Mov Disord. 2011, Volume 26, Issue 10, pages 1887–1892.

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